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Peur de s’engager dans une relation : sources et solution

Bon nombre de personnes vivent avec la peur de s’engager dans une relation. À l’ère actuelle, ère de consommation rapide et d’accessibilité à tout grâce au réseau Internet, on ira même jusqu’à dire qu’il s’agit de l’un des « fléaux » des sociétés modernes. Bien que la peur de l’engagement peut se manifester dans plusieurs sphères de la vie d’un individu, la crainte de s’engager dans une relation amoureuse, comme celle de s’engager dans une amitié, a des répercussions concrètes, car ses effets touchent directement « l’autre », ici le partenaire, dans ses sentiments et perceptions.

Voyons quels sont les origines les plus courantes de cette peur et les aspects sur lesquels le client doit se focaliser pour s’en sortir.

L’enfance de la peur

Dans de nombreux cas, la peur de s’engager dans une relation a pour source le vécu de l’individu, le plus souvent son enfance. Plusieurs d’entre nous avons subi le désagrément et la souffrance de voir nos parents se séparer ou divorcer alors que nous étions encore jeunes. La rupture, cassure parfois aussi nette que du verre brisé dans la vie d’un enfant, lui fait parfois plus de mal qu’au couple qui se sépare. Et il en garde parfois longtemps des séquelles, la programmation inconsciente s’immisçant dans son esprit que « toute relation est vouée à l’échec ». Chez ces personnes, une fois l’enfance passée, le traumatisme se fait ressentir dès qu’il est question d’engagement amoureux…, cela nuisant à leurs relations interpersonnelles et conjugales, si elles arrivent à en tisser et en maintenir. Ces individus tourmentés cherchent inconsciemment à éviter à tout prix de souffrir de nouveau : vivre une rupture serait pour eux de replonger dans le passé, de souffrir autant ou davantage qu’avant, en plus de voir maintenant leur égo meurtri.

Un problème d’engagement peut aussi être né à la suite d’une blessure d’abandon. Par exemple, la souffrance qu’a vécue l’enfant dont le père a fui le foyer familial alors qu’il était encore très jeune, ou encore celle du bambin dont la mère est tombée gravement malade. Car ces parents ont cessé subitement de satisfaire les besoins affectifs de leur enfant, celui-ci a subi une blessure d’abandon. Puis, à l’âge adulte, il peut inconsciemment avoir tendance à fuir les « relations d’attachement » – relations où il y a risque pour lui d’être blessé de manière semblable à ce qu’il a vécu dans le passé; être abandonné, rejeté, laissé derrière.

Échec et… rate

L’angoisse d’éviter l’engagement peut aussi avoir sa source en le perfectionnisme ou l’idéalisme d’une personne. Hé oui! Certaines personnes ont en effet tendance à s’investir outre mesure dans une aventure qui devrait, selon eux, les mener exactement au conte de fées, à ce qu’ils avaient toujours imaginé, puis à mettre subitement les freins. Ils rêvent et fantasment d’une relation parfaite à la tournure de film romantique hollywoodien. Et lorsque la « relation » dans laquelle ils se trouvent ne se déroule pas selon leurs plans, selon le scénario idéal, ou lorsque la vie et ses lourdes évidences les rappellent à la réalité…, que la peur de l’échec vient les hanter, le doute s’installe et souvent… Coupez! On arrête tout… Pour éviter, pour se protéger d’une rupture qui ferait terriblement mal, on stoppe les choses : « Je préfère être légèrement déçu (déçue) maintenant que de m’effondrer plus tard… » Ce type de comportement mène aussi à attendre perpétuellement « la bonne personne »; le désir de ressentir une certitude absolue, celui de s’investir seulement dans ce qui correspond à ses critères de perfection et la peur de passer à côté de quelqu’un « de mieux » les condamnent à s’enliser davantage dans l’attente, l’illusion et inévitablement, la déception. Évidemment, l’individu qui a un tel comportement subit sa propre déception, mais également celle de l’autre, ses partenaires étant toujours et encore laissés… derrière.

Prison d’hier

D’autres personnes ont simplement peur de se sentir prisonniers au sein de la relation. Ces gens ont possiblement vécu des relations étouffantes ou dans lesquelles ils ont beaucoup souffert pour des raisons diverses. Ils craignent de perdre « leur liberté » s’ils s’engagent de nouveau dans une relation amoureuse. Ou peut-être, au cours de l’enfance, ont-ils subi le contrôle et porté les lourdes « chaînes » d’un parent exigeant, bourreau ou contrôlant? S’ils ont été attachés – littéralement ou figurativement –, le désir fort de ne plus jamais l’être de nouveau, surtout dans une relation amoureuse ou par le sexe opposé, influence toutes leurs actions et paroles.

1 + 1 = 1 : effets et conséquences de la peur de l’engagement

Il existe des dangers bien réels de ne jamais s’engager… Par exemple, la possibilité de demeurer seul, de passer sa vie dans la solitude, et le sabotage de relations qui se déroulent pourtant bien… Rester dans la peur, dans l’évitement peut même conduire un individu tout droit à l’isolement social ainsi qu’à la dépression.

S’en sortir 

Avoir peur de s’engager, comme toute peur, c’est avoir peur « de ce qui pourrait arriver ». Vos clients qui portent cette peur, par leurs comportements et actions, évitent « le risque de A, B ou C ». Certes, s’engager dans une relation amoureuse, c’est prendre un risque en quelque sorte, mais c’est surtout avoir confiance en soi-même et en la vie. Le client doit arriver à voir que choisir de vivre une relation amoureuse et s’abandonner à celle-ci n’est pas de « passer à côté » de quoi que ce soit, encore moins de perdre sa liberté. Lorsqu’on choisit de tout vivre pleinement – enraciné dans le moment présent, en s’investissant et en respectant ses besoins – et de ne pas fuir, on possède une clé de « réussite » en tout.

Voici quelques conseils à transmettre à vos clients pour les aider à vaincre leur peur de l’engagement :

Déterminer les éléments constituant sa peur

Pour que vos clients arrivent à vaincre leur peur de l’engagement, il leur faut d’abord déterminer précisément de quoi ils ont peur. Qu’a-t-on peur de perdre? Il faut se pencher sur sa peur et découvrir ses racines dans son esprit.
Demandez à votre client :

« Lorsque votre peur se manifeste, à quoi pensez-vous? Quelle image surgit dans votre
tête? Que craignez-vous? Est-ce de perdre une relation amoureuse (souffrir)…, le mode
de vie de célibataire…, votre liberté? »

Il doit savoir de manière précise ce qui lui fait peur, car après tout, « engagement » n’est qu’un mot de 10 lettres…, ce n’est pas une prison haute sécurité.

Peu importe ce que le client a peur de perdre ou ce qu’il craint de vivre, il doit conscientiser qu’aucune relation ne devrait lui faire perdre son amour-propre, sa liberté ou son indépendance. En fait, une relation amoureuse positive, saine devrait toujours favoriser la satisfaction de ses besoins individuels de liberté et d’indépendance. Si dans le passé, il a vécu des relations amoureuses caractérisées par le contrôle ou la dépendance, celles-ci n’étaient certainement pas des relations saines. Aucune relation basée sur le contrôle n’est saine. Ainsi, il faut l’amener à réaliser qu’une relation d’amour, saine et pleine de respect de soi et de l’autre est une relation dans laquelle il est naturel, simple de s’engager.

S’exercer à prendre des décisions

Pour vaincre la peur de s’engager, il faut également en venir à prendre des décisions plus facilement. Les gens qui ont peur de l’engagement ont souvent de la difficulté à s’engager dans tous les aspects de leur vie, à toujours osciller entre deux possibilités ou à éviter de prendre des décisions importantes. Être indécis peut devenir une habitude, avec le temps. Mais lorsqu’on prend une décision, on s’engage envers soi-même et envers quelque chose ou quelqu’un. Si, pour le client, respecter son engagement dans toute décision est difficile, il lui faut apprendre à le faire. Il peut y arriver de plusieurs manières, par exemple par de simplissimes actions/décisions au quotidien (choisir le restaurant où l’on dîne, les activités pour se distraire, etc.).
Rappelez-lui ceci :

« Parfois, plus on étudie les pour et les contre d’une chose, plus on s’enfonce dans
la confusion. Alors, apprenez à faire des choix aisément, à prendre des décisions
sans que cela ne prenne toute votre énergie, et cela deviendra une
habitude en tout. »

Lâcher prise et choisir pour avancer

Que la peur du client naisse de la croyance inconsciente que l’amour est un piège ou une prison ou d’une blessure d’abandon, il est nécessaire de déterminer et de changer les croyances conscientes et inconscientes qui nourrissent celle-ci pour la vaincre. Le client doit effectuer un lâcher-prise et vivre un détachement par rapport à ces croyances, s’en libérer, puis acquérir de nouvelles programmations bénéfiques.

Hypnoaide…, thérachoix…, relabandon

Se débarrasser de sa peur de l’engagement peut être plus simple qu’on le croit lorsqu’on s’enracine, reprend contact avec son ressenti et travaille à déprogrammer ses croyances désuètes ou à guérir ses blessures qui ne devraient appartenir qu’au passé. L’hypnothérapie peut ainsi s’avérer une voie efficace pour le client. Par ailleurs, rien n’est parfait, et pour avancer, il faudra que celui-ci fasse des choix qui impliquent un certain abandon.

En s’abandonnant à la relation amoureuse, en s’y investissant comme individu à part entière ayant ses propres besoins, en agissant toujours de manière à favoriser la vitalité de la relation, en demeurant confiant en la vie et en demeurant dans le moment présent, on arrive à nourrir et à faire évoluer son être comme à nourrir et à faire évoluer sa relation amoureuse.

Comme hypnothérapeute, accompagnez vos clients dans leur démarche pour se débarrasser de leur peur de s’engager dans une relation en vous procurant le texte hypnotique et nouveauté du mois « Vaincre la peur de l’engagement ».

À propos de l’Académie d’hypnose thérapeutique du Québec

Notre établissement propose principalement des formations à distance – avec soutien individualisé par courriel – permettant aux praticiens en hypnose d’élargir leurs connaissances dans leur domaine, de découvrir des techniques uniques et efficaces, et même de se spécialiser, et un service de coaching en hypnothérapie et relation d’aide. Vous trouverez dans nos cyberboutiques, DistributionDPA.com (spécialisée dans les outils hypnothérapeutiques) et MP3-auto-hypnose.com (offrant des MP3 pour usage privé), des produits de qualité supérieure, pour vos besoins professionnels ou personnels.