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L’autoérotisation chez la femme : route d’épanouissement sexuel

Qu’est-ce que l’autoérotisation?

Ce terme s’approche du terme « masturbation », soit provoquer le plaisir sexuel par l’excitation manuelle des parties génitales dans l’intention d’atteindre l’orgasme. On utilise également le mot « autoérotisation » d’une manière plus large : il implique alors une stimulation mentale, émotionnelle ou manuelle avec l’intention d’avoir du plaisir sexuel et un orgasme. Le terme « autoérotisation » englobe ainsi plusieurs pratiques : masturbation, fantasmes, etc.

Est-ce « mal »? Non, c’est tout à fait normal

La plupart d’entre nous savons que la masturbation est un apprentissage indispensable à la sexualité; il mène à la découverte de son corps, à l’exploration de soi et à la satisfaction par soi-même. Si l’on considère la masturbation comme une activité sexuelle accompagnant la femme depuis l’enfance ou l’adolescence et reconnue comme pouvant enrichir sa sexualité, pourquoi semble-t-elle toujours taboue, de nos jours? Pourquoi beaucoup de femmes qui se masturbent – ou celles qui n’arrivent pas à le faire – se sentent honteuses par rapport à l’autoérotisation?

Bien que les mœurs aient grandement évolué depuis les années 60, certains des tabous nocifs persistent, comme ceux reliés à la masturbation, que plusieurs voient encore comme quelque chose de « mal ».

Histoire… de tabous

Longtemps, sous la tradition judéo-chrétienne, l’autoérotisation a été condamnée et critiquée, en occident. Encore aujourd’hui, le sens premier du mot « masturbation », issu du latin masturbatio – manus signifiant « main » et stupratio étant l’action de souiller –, semble demeurer dans nos inconscients pour nous hanter. Et des théories reliées à l’autoérotisation ayant été élaborées il y a fort longtemps ont toujours des répercussions dans notre société moderne.

Parmi les mythes associés à la masturbation, il y a eu celui selon lequel la masturbation rend sourd… ou bien aveugle. N’omettons pas celui où le sperme joue un rôle très important dans le fonctionnement de nos organismes et où son « gaspillage » (par la masturbation) nous affaiblit et peut même provoquer chez nous des maladies. Au 18e siècle, on rendit l’autoérotisation responsable de plusieurs maux et maladies, par exemple la tuberculose, l’épilepsie, la folie et les maladies mentales, l’impuissance, les troubles visuels et auditifs, etc.!

Jusqu’au commencement du 20e siècle, toute activité sexuelle ne visant pas la reproduction aura été perçue comme malsaine, tant d’un point de vue moral que médical. Ainsi, la masturbation fut longtemps vue comme un vice : elle pouvait nuire à la santé (physique, psychologique, morale) de l’individu qui la pratiquait.

7e ciel… diabolique?

Dans l’atteinte de l’orgasme, le rôle des émotions a une grande influence, chez les femmes. Parmi les obstacles psychiques à la jouissance, on trouve cette diabolisation de la sexualité inculquée par l’éducation, transmise dans notre inconscient collectif; elle nuit évidemment à l’épanouissement sexuel féminin. Par ailleurs, dans le passé, on aura longtemps insisté sur l’aspect « égoïste » de la masturbation, s’opposant à l’« échange à deux » que devrait être la pratique sexuelle.

Passé outre

Ce sont des êtres comme Freud, entre autres, qui ont amené l’autoérotisation à devenir un sujet de débat public et scientifique. Très lentement, elle sera passée de trouble, de vice à pratique acceptable et « normale ».
Les scientifiques ainsi que les médecins s’entendent depuis plus de 20 ans sur le fait que l’autoérotisation n’est pas dangereuse : maintenant, on sait très bien qu’elle n’a aucun effet nocif sur la santé – bien au contraire. Toutefois, le tabou qu’est l’autoérotisation, l’aspect malsain de la chose, demeure ancré dans plusieurs de nous, surtout chez les femmes.

Sexualité féminine : l’autoérotisation, à la base de l’épanouissement érotique

La masturbation et l’autoérotisation sont ce qui nous apprend à nous connaître nous-mêmes. C’est ce qui permet à la femme de découvrir et d’explorer les réactions de son corps aux stimulations sexuelles. L’autoérotisation permet le développement de la sensibilité vaginale essentielle à ressentir du plaisir, en plus d’avoir de multiples bienfaits.

Autoérotisation : des bienfaits pour soi… et pour nous deux

— Elle permet l’exploration et la découverte de son corps, et en favorise la connaissance : elle peut nous aider à atteindre l’orgasme durant les rapports sexuels. Lorsqu’on est à l’aise avec son corps, on réussit non seulement à être plus attentive à ses désirs, mais aussi à ce que désire notre partenaire; on peut lui donner davantage de plaisir.
— Elle permet de mieux comprendre le mécanisme d’excitation et de jouissance.
— Elle nous offre une grande détente et soulage le stress, car pendant l’orgasme, notre corps libère trois hormones : l’ocytocine, l’endorphine à l’action calmante, et la sérotonine qui est un antidépresseur naturel.
— Elle nous apporte un certain bien-être. Lorsqu’on pense au plaisir sexuel, le cerveau libère de la dopamine, qui est une substance chimique liée au plaisir.
— Elle peut soulager les crampes menstruelles, principalement grâce à l’orgasme et aux hormones libérées durant l’excitation sexuelle.
— Elle nous aide à être plus à l’aise avec notre partenaire lors des rapports sexuels.
— Elle peut procurer des sensations de plaisir sexuel plus intenses, plus nombreuses.
— Elle peut nous amener à connaître l’orgasme si on n’y parvient pas avec un partenaire.
— Elle peut soulager l’insomnie par une baisse de la pression sanguine et une hausse du sentiment de détente.
— Elle peut protéger contre les troubles cardiaques, favorisant la production d’œstrogènes.
— Elle peut favoriser une longue vie : avoir deux orgasmes chaque semaine augmenterait la durée de vie, grâce à la production de l’hormone DHEA, une hormone intervenant pour renforcer notre système immunitaire.

Jamais trop tard pour jouir… d’une sexualité riche et épanouie

La sexualité, c’est quelque chose qui se développe, c’est un art dans lequel on peut progresser à tout âge. Avec de la pratique (l’exploration de son corps, de ses goûts, que ce soit avec son partenaire ou seule), une certaine éducation et l’abandon nécessaire à atteindre la satisfaction sexuelle, toute femme peut connaitre l’épanouissement sexuel.

Arriver à s’abandonner au plaisir

L’acceptation de soi et un certain lâcher-prise sont essentiels, pour accéder au plaisir, à l’orgasme, à la satisfaction sexuelle. Mais comment fait-on pour y accéder si on manque d’amour pour soi, si on est complexée, si notre sentiment de culpabilité par rapport à la masturbation ou la sexualité nous hante? Développer son amour personnel et sa confiance en soi est important. Par l’hypnothérapie, une femme peut augmenter ses niveaux de confiance personnelle, se libérer de ses blocages ou tabous et parvenir à se laisser aller à l’autoérotisation pour augmenter sa satisfaction sexuelle.

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À propos de l’Académie d’hypnose thérapeutique du Québec

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